Népal : les maoïstes annoncent qu’ils ne formeront pas le prochain gouvernement
Les anciens rebelles maoïstes ont annoncé aujourd’hui leur décision de revenir sur leur projet de former le futur gouvernement. Au lendemain de la défaite de leur candidat à la présidence du pays, les maoïstes font valoir qu’ils ne disposent plus du crédit nécessaire pour diriger le prochain gouvernement.
«Le comité central du parti a décidé ne pas former le gouvernement. A l’issue de l’élection présidentielle, il est certain que nous n’avons pas la majorité. Donc nous n’avons pas de base pour former le futur gouvernement», a déclaré Krishna Bhadur Mahara, porte-parole des maoïstes.
Cette décision des maoïstes risque de plonger le pays dans une nouvelle crise politique. S’ils persistent à vouloir refuser de former un gouvernement, ou à tout le moins d’y participer, il est difficile de voir comment les autres partis pourraient sortir le Népal de l’impasse politique dans laquelle il se trouve depuis l’abolition de la monarchie le 28 mai dernier. Rappelons que les maoïstes sont majoritaires à l’Assemblée constituante sans toutefois bénéficier de la majorité absolue.
L’élection du premier président népalais constituait une étape majeure dans la mise en œuvre de la nouvelle démocratie. La plupart des décisions attendues ces dernières semaines ont en effet été paralysées par la vacance du poste. La nouvelle république du Népal a son Président mais la formation d’un nouveau gouvernement risque d’être très problématique.
Plusieurs analystes politiques expriment aujourd’hui l’avis qu’un gouvernement sans maoïstes créerait une instabilité politique, affaiblirait le pouvoir et rendrait extrêmement difficile la rédaction d’une nouvelle Constitution.
Sources des infos : Courrier international, Le Nouvel Obs, , La Presse canadienne, Le Temps, AFP.